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Jeudi 11 mars 2010
La Bièvre
La Bièvre prend sa source au Hameau de Bouviers, près de Guyancourt, aux étangs de la Minière. Elle coule sur près de 36 kilomètres, possédait de nombreux affluents, traverse 5 départements (les Yvelines, l'Essonne, le Val-de-Marne, les Hauts de Seine, la Seine), entre dans Paris par la Poterne des Peupliers et se jette dans la Seine à la hauteur de la gare d’Austerlitz. Longtemps appréciée pour ses berges et ses promenades champêtres, contée par Rabelais ou Victor Hugo, la rivière fut par la suite utilisée, pendant plus de cinq siècles, par les riverains pour leur artisanat et leurs industries. Les eaux de la Bièvre étaient si pures, qu'elles étaient considérées comme les meilleures pour procurer les teintures pour la tapisserie. Une exploitation démesurée de la rivière
Jusqu'au XVIIIe siècle les Parisiens se servaient de la Bièvre pour laver et blanchir leur linge sale et les industries pour tanner leurs cuirs. Cette exploitation démesurée amena les premiers soucis d’hygiène. Le conseil d'état du roi prit un édit, le 26 février 1732 qui interdisait le blanchissement du linge dans les eaux de la Bièvre. En conséquence, les industries, en particulier les blanchisseries, s’installèrent en amont entre Cachan et Gentilly. Très rapidement les tanneurs les ont rejoint et dès lors, la rivière connaît ses premiers problèmes de pollution. En se développant, ces manufactures transformèrent la Bièvre en un égout à ciel ouvert. Les eaux reçoivent les déchets de matières organiques, et deviennent insalubres. Suite à ces dégradations constantes, le préfet de la Seine oblige les maires des communes concernées à cureter et à entretenir la rivière, sous peine d’amendes. Les associations se mobilisent
Après près d’un siècle de couverture, on recommence à s’intéresser à la rivière. Dans les années 1990, de nombreuses associations se soucient de son état et des projets de réouverture voient le jour.
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